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Que sont-ils devenus : Nathalie Zuber PDF Imprimer Envoyer

Crescendo n°37, août 2008


Nathalie Zuber, domiciliée à Bienne et institutrice à Tavannes a accepté avec joie de revenir sur la période de sa vie passée au sein de la Musique des Jeunes.

 

Crescendo : A quelle époque faisiez-vous partie de la MJB et de quel instrument jouiez-vous ?

Nathalie Zuber : J’ai dû commencer en 1984 et je jouais de la clarinette, puis j’ai étudié le saxophone alto. Vers 1988-1989, je suis entrée au Big Band et je suis restée dans la société jusqu’en 1998. J’ai aussi donné des leçons de clarinette, puis de saxophone alto comme monitrice.

 

Jouez-vous encore de ces instruments ? Sinon, avez-vous appris à jouer d'un autre instrument ?

Pas spontanément ! Mais comme j’enseigne la musique dans mon métier, je recours souvent à mes instruments. Je joue également à l’occasion d’évènements ponctuels (comédie musicale, mariage). Lorsque j’étais à l’Ecole normale, j’ai appris le piano qui m’est aussi très utile dans ma profession.

 

La musique occupe-t-elle une place importante dans votre vie ?

Oui, déjà dans ma profession, mais aussi chez moi. Je suis toujours en train d’écouter de la musique ! Comme j’aime beaucoup voyager, j’ai rapporté de la musique typique de certains pays et j’aime spécialement la musique latino américaine.

 

Quels sont les principaux changements que vous avez constatés au sein de la MJB ?

Je me suis un peu tenue au courant en lisant le Crescendo ou en revoyant des musiciens lors de concerts, notamment du Big Band. De notre temps, nous étions plus de 100 musiciens et cela fait drôle de voir le nombre restreint de membres de la société. Nous étions une super équipe et nous ne manquions jamais une occasion de nous retrouver, que ce soit lors de sorties, de concerts ou pendant les répétitions. Même pendant mes études, entre les répétitions de la Musique, du Big, les leçons comme monitrice et mes leçons au Conservatoire, j’avais pratiquement tous les jours une activité en relation avec la MJB ! Nous étions très engagés et n’arrêtions de jouer à la MJB que si les circonstances de la vie nous y poussaient, comme les études ailleurs ou une activité professionnelle prenante.

 

Que vous a apporté la MJB sur le plan musical et pour la vie en général ?

Déjà pour mon métier : j’ai eu de la facilité dans mes études dans tout ce qui avait trait à la musique. J’aimais aussi beaucoup être monitrice et cela m’a bien préparée à enseigner des classes plus grandes. Cette activité m’a apporté le sens de l’engagement et des responsabilités, ainsi qu’une confiance en moi. J’ai toujours gardé des liens privilégiés avec mes « élèves » de la MJB. Cela a également développé en moi la notion de solidarité.

 

Auriez-vous un souvenir particulier à partager (drôle, négatif, etc…) ?

Il y a en a tellement et ils sont tous magnifiques !! Je citerai en vrac : le voyage à Saint-Malo avec la MJB et la solidarité des parents lorsque nous avons raté le dernier train, le premier voyage du Big Band en Espagne près d’Alicante où nous avions été hébergés par petits groupes dans les maisons des Suisses et avions joué sur la place du village le 1er août et passé à la télévision. La 2ème fois, nous étions allés près de Barcelone pour la Fête de la Bière.

Je me souviens d’une sortie à Europapark où nous avions joué la San Carlo dans le petit train qui traversait un tunnel et à la sortie il y avait un décalage d’au moins dix mesures entre les clarinettes et les gros instruments ! Il y a eu encore les Fêtes de Genève, la Fête des Saisons à Tavannes, un jeu télévisé à la télévision en Suisse allemande ou encore une Braderie où il faisait une chaleur torride et où le Big Band, juché sur le char des pompiers, narguait les jeunes de la Musique qui devaient suer en marchant dans le cortège !

 

Que souhaiteriez-vous dire aux jeunes musiciens de la MJB actuelle ?

Profitez de vivre ce temps comme une chance et une école de vie où on peut tout apprendre ! Cela vaut la peine de parfois se forcer à continuer pour arriver à un niveau supérieur. Ne refusez pas l’occasion de fonctionner comme moniteurs ou monitrices : cela peut vous servir plus tard. Personnellement, j’ai économisé ce que je gagnais dans cette responsabilité pour m’acheter mon propre saxophone.

Les amitiés que l’on peut découvrir dans ce genre de société restent ! La preuve : nous nous sommes retrouvés à plusieurs lors d’un mariage et avons décidé de nous revoir régulièrement, alors même que la vie nous avait temporairement séparés !

 

Merci beaucoup, Nathalie, pour ce que vous avez apporté à la Musique et pour votre enthousiasme. Bon vent pour votre avenir et vos futurs voyages !

 

Propos recueillis par Christine Rossel