
| Que sont-ils devenus : Ronald Giroud |
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Crescendo n°30, septembre 2004 Il y a 30 ans, parmi d’autres, Ronald Giroud, actuellement enseignant à l’Ecole d’ingénieurs du Bois à Bienne, vivait la naissance de la Musique des Jeunes.
Crescendo : Ronald Giroud, quand avez-vous commencé à jouer d’un instrument et quel a été votre parcours musical? Ronald Giroud : En 1970, j’ai commencé le trombone à piston au sein du Corps de jeunesse. Puis j’ai appris à jouer du trombone à coulisse. Nous avions à l’époque une répétition d’ensemble par semaine et une répétition par groupe d’instruments que dirigeait Monsieur Clénin. Entre 13 et 17 ans, j’ai joué à l’Union Instrumentale, puis dans un autre groupe de jazz parallèlement à la Musique des Jeunes. J’ai également fonctionné comme moniteur de trombone et baryton pendant environ 4 à 5 ans dans la MJB.
Jouez-vous encore de cet instrument ? Avez-vous ajouté d’autres cordes à votre arc ? Oui, je joue toujours du trombone au sein d’un groupe de jazz, le Sidewalk Jazz Band, pour lequel je réalise des arrangements et de l’harmonisation. Il m’arrive aussi de composer.
Quelle a été l’influence de votre passage à la MJB pour votre engagement au sein d’un groupe de musique ? Avec plusieurs copains de la MJB, nous étions plus attirés par le jazz que par les marches… D’où l’idée de créer un groupe composé au début uniquement de musiciens de la MJB, à l’exception d’un. Aujourd’hui encore, nous sommes trois anciens de la MJB sur les sept musiciens que compte le Sidewalk Jazz Band.
La musique occupe-t-elle une place importante dans votre vie ? Oui, évidemment. Je répète régulièrement en vue des concerts que nous donnons. Mon épouse est la pianiste du groupe. Pour moi, la musique est un plaisir, mais exige une certaine discipline.
Quels sont les principaux changements que vous avez constatés au sein de la MJB ? Au début, nous étions au maximum 40 musiciens avec les tambours et les piccolos. Nous portions une chemise kaki, un pantalon jusqu’aux genoux en velours côtelé et le béret, même en plein hiver à la Saint Nicolas ! Actuellement, le répertoire est plus étendu et le Big Band a fait de gros progrès par rapport aux débuts.
Que vous a apporté la MJB sur le plan musical et pour la vie en général ? J’ai beaucoup apprécié la possibilité d’avoir un instrument en prêt et j’ai pu y apprendre les bases de la musique. Les contacts, les amitiés, avoir un but commun, faire les choses en collectivité, mener un groupe comme moniteur sont des richesses reçues à l’époque devenues utiles dans ma vie personnelle et professionnelle.
Auriez-vous un souvenir particulier à partager ? Il y en aurait tellement… Peut-être le premier camp à Macolin. Et… le lancer de petits pois et carottes au dîner de l’AJCJM !
Que souhaiteriez-vous dire aux jeunes musiciens de la MJB actuelle ? Le danger, c’est de penser que la musique est un produit, comme à la télévison ou sur internet, qui permet de gagner rapidement de l’argent. Cela n’a rien à voir avec l’effort et le travail qu’exige la pratique de la musique. Comme dans toute activité, le vrai plaisir vient avec un certain niveau. Il est dommage d’arrêter un instrument avant d’arriver au stade d’avoir connu le plaisir de jouer. Malheureusement, beaucoup trop de personnes cessent de faire de la musique avec le début d’études dans une autre ville ou un changement professionnel. La fin des études ou le mariage sont aussi des seuils critiques. La persévérance est une qualité indispensable pour pratiquer la musique !
Roland Giroud, merci beaucoup d’avoir accepté de replonger dans de vieux souvenirs. Bon succès dans vos activités musicales et… au plaisir de vous revoir au 30ème anniversaire de la MJB !
Propos recueillis par Christine Rossel
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